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Photo d’origine : Un prisme qui décompose la lumière
Description
Un prisme qui décompose la lumière
Source
Kelvinsong · page d’origine
Licence
CC0 Domaine public
Photo d’origine, non retouchée. L’arrière-plan en est une version stylisée par le site.

Matrice : Couche d'abstraction

La couche qui se place entre les données et les rapports : définitions uniques, structure, réutilisation, droits par ligne, langues, description, évolution, performance.

≈ 12 min de lectureLecture
Périmètre

La couche d'abstraction entre les données stockées et les rapports, quelle que soit la technologie (modèle sémantique, cube, vues, couche de métriques) : définition unique des mesures, structure du modèle, réutilisation, sécurité par ligne, langues et formats, description, compatibilité des versions, performance. Les tables sous-jacentes relèvent du thème « Stockage », les rapports du thème « Restitution ».

8 dimensions, six niveaux (0 à 5) et 112 critères observables. Pour situer votre produit : ouvrir l'état des lieux de ce thème. Les règles de calcul sont ici.

Vue d'ensemble#

Chaque cellule est la signature du niveau pour la dimension.

Dimension0 · Artisanal1 · Local outillé2 · Partagé3 · Industrialisé4 · Intégré et gouverné5 · Autonome
Définition unique des mesuresChaque rapport calcule ses indicateurs à sa façon.Indicateurs listés.Mesures centralisées.Mesures gérées.Mesures vérifiées.Mesures pilotées.
Structure du modèleUne grande table à plat, ou autant de tables que de rapports.Tables séparées par sujet.Faits et dimensions.Modèle conforme.Modèle maîtrisé.Modèle contrôlé automatiquement.
Réutilisation et partageUn modèle copié et modifié pour chaque rapport.Modèles identifiés.Modèle partagé.Modèle commun et spécificités.Composition gouvernée.Réutilisation pilotée.
Sécurité au niveau des lignes et des objetsConfidentialité assurée par des rapports distincts selon le public.Filtres dans les rapports.Droits dans la couche.Droits dynamiques.Droits maîtrisés.Droits vérifiés en continu.
Langues, formats et libellésLibellés techniques, une seule langue, formats propres à chaque rapport.Libellés lisibles.Formats communs.Langues gérées.Traductions maîtrisées.Traductions automatisées.
Description et découvrabilitéNoms techniques, aucune description.Noms explicites.Descriptions présentes.Descriptions gérées.Découverte facilitée.Description tenue automatiquement.
Versions et compatibilitéUne modification du modèle casse des rapports, découverts à l'usage.Changements connus.Évolutions versionnées.Compatibilité recherchée.Compatibilité vérifiée.Compatibilité automatisée.
Performance de la coucheRéponse lente non expliquée.Lenteurs connues.Modèle allégé.Optimisation systématique.Performance sous contrôle.Performance adaptative.
Lien avec le modèle global

Dimensions du modèle global les plus concernées : Modèle sémantique et indicateurs, Accès et habilitations, Documentation et traçabilité et Disponibilité et performance.

Définitions et structure#

Définition unique des mesures#

Chaque indicateur est-il défini une seule fois, au même endroit, pour tous les rapports ?

NiveauSignatureCritères à réunir
0 · ArtisanalChaque rapport calcule ses indicateurs à sa façon.Point de départ : aucun critère.
1 · Local outilléIndicateurs listés.
  • Les principaux indicateurs sont listés avec leur formule.
  • Les écarts connus entre rapports sont expliqués.
2 · PartagéMesures centralisées.
  • Les indicateurs sont définis dans la couche d'abstraction, et non dans chaque rapport.
  • Chaque indicateur a un nom unique et une description.
  • Un rapport qui a besoin d'un indicateur existant le reprend sans le redéfinir.
3 · IndustrialiséMesures gérées.
  • Chaque indicateur a un propriétaire métier qui valide sa définition.
  • Les indicateurs sont nommés selon une règle commune (base, période, variante).
  • Une variante d'un indicateur (période, périmètre) se déduit de l'indicateur de base, sans copie de la formule.
4 · Intégré et gouvernéMesures vérifiées.
  • Chaque indicateur a un jeu de cas de test avec valeur attendue.
  • Une modification de définition est annoncée aux utilisateurs avant sa mise en service.
  • Les indicateurs sont interrogeables depuis plusieurs outils (rapports, tableur, requêtes) avec le même résultat.
5 · AutonomeMesures pilotées.
  • Les définitions sont conservées dans des fichiers versionnés, appliqués automatiquement à la couche.
  • Un indicateur défini en double ou contradictoire est détecté automatiquement.
  • L'usage de chaque indicateur est mesuré pour retirer ceux dont personne ne se sert.
Effet sur l'utilisateur

Le même chiffre a la même valeur partout, et un changement de définition se fait à un seul endroit.

Structure du modèle#

La structure sert-elle l'analyse : tables d'analyse, relations, grain ?

NiveauSignatureCritères à réunir
0 · ArtisanalUne grande table à plat, ou autant de tables que de rapports.Point de départ : aucun critère.
1 · Local outilléTables séparées par sujet.
  • Les tables sont séparées par sujet (ventes, clients, produits).
  • Chaque table a une clé unique.
2 · PartagéFaits et dimensions.
  • Les tables sont classées en tables de faits (mesures) et en dimensions (axes de filtre et de regroupement).
  • Les relations sont déclarées, et leur sens est choisi (un vers plusieurs).
  • Le grain de chaque table de faits est homogène.
3 · IndustrialiséModèle conforme.
  • Les dimensions communes sont partagées entre les tables de faits.
  • Les rôles d'une même dimension (par exemple date de commande, date de livraison) sont modélisés explicitement.
  • Les relations inactives ou à sens double sont rares et justifiées.
4 · Intégré et gouvernéModèle maîtrisé.
  • L'effet de chaque relation sur les chiffres (rétro-filtrage, double comptage) est analysé et documenté.
  • Les cas particuliers (plusieurs vers plusieurs, historique de dimension) ont un traitement défini.
  • Les colonnes techniques sont masquées, de façon à ne laisser voir que ce qui est utile à l'analyse.
5 · AutonomeModèle contrôlé automatiquement.
  • Des contrôles automatiques détectent un écart aux règles de structure (grain, clés, relations).
  • La structure est générée ou vérifiée à partir des métadonnées de la couche de stockage.
  • Les écarts entre le modèle et les tables sous-jacentes sont détectés avant la mise en service.
Effet sur l'utilisateur

On peut croiser les chiffres comme on l'attend, sans produire de résultat faux par un mauvais enchaînement de jointures.

Réutilisation et partage#

Un même modèle sert-il plusieurs rapports, plusieurs clients, plusieurs équipes ?

NiveauSignatureCritères à réunir
0 · ArtisanalUn modèle copié et modifié pour chaque rapport.Point de départ : aucun critère.
1 · Local outilléModèles identifiés.
  • Les modèles existants sont listés avec leurs rapports.
  • Les copies sont repérées.
2 · PartagéModèle partagé.
  • Plusieurs rapports s'appuient sur un même modèle publié.
  • Les rapports ne contiennent pas de copie des données du modèle.
  • Une évolution du modèle est visible de tous ses rapports sans republication.
3 · IndustrialiséModèle commun et spécificités.
  • Un modèle commun porte les définitions standard ; les spécificités sont isolées.
  • Une spécificité d'un client ou d'un projet s'ajoute au modèle commun sans le modifier.
  • Les éléments spécifiques sont listés et rattachés à leur demandeur.
4 · Intégré et gouvernéComposition gouvernée.
  • Les modèles peuvent se composer (un modèle en réutilise un autre) selon des règles écrites.
  • L'impact d'une évolution du modèle commun sur les modèles spécifiques est connu avant déploiement.
  • Une spécificité utile à plusieurs est étudiée pour entrer dans le modèle commun.
5 · AutonomeRéutilisation pilotée.
  • Le taux de réutilisation du modèle commun est mesuré, et les écarts à réduire sont suivis.
  • Les modèles spécifiques sont reconstruits automatiquement à chaque nouvelle version du modèle commun.
  • Les éléments dupliqués entre modèles sont détectés automatiquement.
Effet sur l'utilisateur

Corriger ou enrichir une fois profite à tous, et personne ne maintient sa propre copie.

Accès et sécurité#

Sécurité au niveau des lignes et des objets#

Chacun voit-il seulement les lignes et les objets auxquels il a droit, quel que soit le rapport utilisé ?

NiveauSignatureCritères à réunir
0 · ArtisanalConfidentialité assurée par des rapports distincts selon le public.Point de départ : aucun critère.
1 · Local outilléFiltres dans les rapports.
  • Les périmètres de visibilité sont filtrés dans les rapports.
  • La liste des personnes autorisées par périmètre est tenue.
2 · PartagéDroits dans la couche.
  • La restriction par ligne est définie dans la couche d'abstraction, et non dans chaque rapport.
  • L'appartenance à un rôle est gérée par des groupes, pas personne par personne.
  • Une personne sans rôle ne voit aucune donnée.
3 · IndustrialiséDroits dynamiques.
  • Une règle unique dépend de l'identité de la personne et d'une table d'attribution (droits dynamiques).
  • Les droits sont testés par rôle avant mise en service, y compris avec les cas limites.
  • Les colonnes et objets sensibles sont protégés au niveau de la couche (sécurité des objets).
4 · Intégré et gouvernéDroits maîtrisés.
  • L'effet de la sécurité sur les chiffres (totaux différents selon le rôle) est expliqué aux utilisateurs.
  • La sécurité fonctionne dans tous les outils qui lisent la couche, y compris les accès directs.
  • Les cas particuliers (administrateurs, comptes de service, invités externes) ont un traitement documenté.
5 · AutonomeDroits vérifiés en continu.
  • Des tests automatiques vérifient chaque rôle à chaque nouvelle version.
  • Les écarts entre les droits attendus et les droits effectifs sont détectés automatiquement.
  • Un accès à des données hors du périmètre habituel est signalé.
Effet sur l'utilisateur

La règle de confidentialité s'applique dans la couche, donc partout, y compris dans un tableur ou un nouveau rapport.

Langues, formats et libellés#

Les noms, les formats et les langues s'adaptent-ils à l'utilisateur ?

NiveauSignatureCritères à réunir
0 · ArtisanalLibellés techniques, une seule langue, formats propres à chaque rapport.Point de départ : aucun critère.
1 · Local outilléLibellés lisibles.
  • Les libellés visibles sont compréhensibles (pas de noms techniques).
  • Les unités sont précisées sur les mesures.
2 · PartagéFormats communs.
  • Chaque mesure a un format par défaut (décimales, séparateurs, devise).
  • Les libellés sont gérés à un seul endroit de la couche.
  • Les dates et les périodes suivent un calendrier commun.
3 · IndustrialiséLangues gérées.
  • Les libellés de la couche existent dans plusieurs langues.
  • Un libellé manquant dans une langue affiche la langue de repli, pas une valeur vide.
  • Les traductions sont conservées dans une source unique, hors des rapports.
4 · Intégré et gouvernéTraductions maîtrisées.
  • Les traductions passent par un circuit de relecture.
  • Un nouveau libellé sans traduction est détecté avant la mise en service.
  • La langue et les formats de chaque utilisateur sont appliqués automatiquement.
5 · AutonomeTraductions automatisées.
  • Une traduction est proposée automatiquement pour tout nouveau libellé, puis validée.
  • Les écarts de terminologie entre langues sont détectés.
  • Les traductions sont appliquées au modèle par un traitement, sans saisie manuelle.
Effet sur l'utilisateur

Chacun lit les chiffres dans sa langue et son format, sans que le modèle soit dupliqué.

Évolution et usage#

Description et découvrabilité#

Un utilisateur trouve-t-il les bons champs, comprend-il leur sens et leurs limites ?

NiveauSignatureCritères à réunir
0 · ArtisanalNoms techniques, aucune description.Point de départ : aucun critère.
1 · Local outilléNoms explicites.
  • Les tables, colonnes et mesures ont des noms explicites.
  • Les objets inutiles à l'analyse sont masqués.
2 · PartagéDescriptions présentes.
  • Chaque table, colonne et mesure utile a une description qui explique son sens et son usage.
  • Les hiérarchies (année, mois, jour ; catégorie, produit) sont déclarées.
  • Les catégories de données (pays, adresse, lien) sont renseignées.
3 · IndustrialiséDescriptions gérées.
  • Les descriptions sont revues avec les propriétaires métier.
  • Chaque champ indique sa source de données et sa fraîcheur.
  • Les champs en cours de retrait sont signalés comme tels.
4 · Intégré et gouvernéDécouverte facilitée.
  • Les champs et mesures sont recherchables depuis les outils de création de rapports.
  • Les modèles sont publiés dans un catalogue avec leur description et leur propriétaire.
  • Des exemples d'usage (rapports types, questions types) accompagnent chaque modèle.
5 · AutonomeDescription tenue automatiquement.
  • Les descriptions sont générées à partir des métadonnées et proposées pour validation.
  • Un champ sans description ou sans usage est détecté automatiquement.
  • Les questions des utilisateurs sur le sens d'un champ améliorent les descriptions.
Effet sur l'utilisateur

On construit une analyse sans demander à l'équipe technique ce que signifie un champ.

Versions et compatibilité#

Une évolution de la couche casse-t-elle les rapports existants, les siens et ceux des clients ?

NiveauSignatureCritères à réunir
0 · ArtisanalUne modification du modèle casse des rapports, découverts à l'usage.Point de départ : aucun critère.
1 · Local outilléChangements connus.
  • Les modifications de la couche sont annoncées aux équipes concernées.
  • Les rapports utilisant un champ modifié sont cherchés à la main.
2 · PartagéÉvolutions versionnées.
  • Chaque évolution de la couche est enregistrée dans une version datée.
  • Les noms des champs publiés ne changent pas sans raison.
  • Un changement de nom ou de suppression est traité comme une évolution à annoncer.
3 · IndustrialiséCompatibilité recherchée.
  • Les champs ont des identifiants stables : un renommage ne casse pas les rapports qui les utilisent.
  • La liste des rapports qui consomment chaque champ est connue.
  • Une évolution incompatible est précédée d'une période où ancien et nouveau champ coexistent.
4 · Intégré et gouvernéCompatibilité vérifiée.
  • Les rapports de référence sont revérifiés avant chaque mise en service de la couche.
  • Les rapports des clients ou des équipes tierces sont couverts par la vérification, ou leur propriétaire est prévenu.
  • Le retrait d'un champ suit un calendrier de dépréciation annoncé.
5 · AutonomeCompatibilité automatisée.
  • Une évolution incompatible est détectée automatiquement par comparaison de deux versions de la couche.
  • Les rapports touchés sont listés et corrigés automatiquement quand le changement est simple.
  • La stabilité du modèle (nombre de ruptures par version) est suivie.
Effet sur l'utilisateur

On fait évoluer le modèle sans que les rapports déjà construits cessent de fonctionner.

Performance de la couche#

La couche répond-elle vite, même avec beaucoup de données et de personnes ?

NiveauSignatureCritères à réunir
0 · ArtisanalRéponse lente non expliquée.Point de départ : aucun critère.
1 · Local outilléLenteurs connues.
  • Les requêtes lentes sont identifiées.
  • La taille de la couche est connue.
2 · PartagéModèle allégé.
  • Les colonnes inutiles à l'analyse ne sont pas chargées dans la couche.
  • Les colonnes à forte cardinalité (identifiants, horodatages) sont traitées.
  • Le mode de stockage (copie, accès direct, mixte) est choisi pour chaque table selon son usage.
3 · IndustrialiséOptimisation systématique.
  • Les mesures sont écrites de manière à limiter le coût de calcul (revues, outils d'analyse).
  • Des agrégations préparent les calculs les plus demandés.
  • Les temps de réponse sont mesurés avec les droits par ligne appliqués.
4 · Intégré et gouvernéPerformance sous contrôle.
  • Une dégradation de temps de réponse est détectée avant la mise en service d'une version.
  • La couche est testée avec le nombre d'utilisateurs simultanés attendu.
  • Les ressources sont dimensionnées d'après la charge mesurée.
5 · AutonomePerformance adaptative.
  • Les agrégations sont créées ou retirées d'après l'usage mesuré.
  • La capacité s'ajuste automatiquement à la charge.
  • Un seuil de performance fait partie des critères d'acceptation d'une nouvelle version.
Effet sur l'utilisateur

Les chiffres s'affichent vite et de façon prévisible, sans que les auteurs de rapports aient à contourner le modèle.

Origine des critères

Les dimensions s'inspirent des références citées ci-dessous ; les niveaux et les critères sont une synthèse originale, pas une reprise d'un référentiel. Ils sont proposés pour être discutés et adaptés, pas pour faire foi.

Sources et vérification#