

- Description
- Un meuble à fiches de bibliothèque
- Source
- MarkBuckawicki · page d’origine
- Licence
- CC0 Domaine public
Raisonnement et information
Comment on pèse l'information, les chiffres et les arguments.
Un raisonnement part toujours d'une information : un chiffre, une anecdote, un exemple. Cette famille regroupe les biais qui altèrent la façon de peser l'information : le premier chiffre qui ancre, ce qu'on retient parce qu'on le retrouve facilement, ce qui confirme ce qu'on pense, la présentation en gain ou en perte, les échecs silencieux qu'on ne voit pas.
Elle contient aussi la pensée désidérative, avec le cas des avions renifleurs.
L'ancrageLe premier chiffre entendu devient la référence, même s'il est arbitraire. Où il frappe (chiffrage, budget, négociation, évaluation), comment le repérer et s'en défendre.Le biais de confirmationOn cherche, on interprète et on retient ce qui conforte l'idée qu'on a déjà. Où il frappe (diagnostic de bug, choix techniques, revues, analyse de données, évaluation d'une personne), comment le repérer et le contenir.Le biais de disponibilitéOn juge la probabilité d'un événement à la facilité avec laquelle on s'en souvient. Où il frappe (gestion des risques, post-mortems, priorisation), comment le repérer et s'en défendre.Le biais de représentativitéOn juge la probabilité d'une chose d'après sa ressemblance avec une image type, en oubliant les proportions réelles. Où il frappe (chiffrage par analogie, recrutement, diagnostic), comment le repérer et s'en défendre.L'effet de cadrageLa même information, présentée comme un gain ou comme une perte, conduit à des décisions différentes. Où il frappe (comités, rapports d'avancement, négociation, feedback), comment le repérer et s'en défendre.Le biais de survieOn tire des leçons de ceux qui ont réussi ou survécu, en oubliant ceux qui ont disparu des données. Où il frappe (benchmarks, retours d'expérience, pratiques « qui marchent »), comment le repérer et s'en défendre.Le biais rétrospectifUne fois l'issue connue, elle paraît avoir été prévisible, et on se souvient de l'avoir prévue. Où il frappe (retours d'expérience, incidents, évaluation de décisions), comment le repérer et s'en défendre.La pensée désidérative (wishful thinking)On croit ce qu'on aimerait vrai, et on accepte des preuves trop favorables sans les examiner. Où elle frappe (investissement, recette d'une solution, choix de fournisseur, démonstrations), avec le cas d'école des « avions renifleurs ».